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Vercel vs AWS

           

Le confort managé Vercel ou la maîtrise totale AWS, le bon choix dépend de votre maturité DevOps

En 30 secondes

Vercel gagne pour les sites Next.js et les SaaS petits-moyens : zéro DevOps, déploiements en un push Git, edge runtime mondial natif, prévisualisations par PR. AWS gagne dès qu’on a besoin de contrôle fin (régions custom, conformité enterprise, infrastructure complexe non couverte par Vercel, ou maîtrise budgétaire stricte à scale). Pour 80% des projets Next.js seuls, Vercel reste le choix par défaut. Pour les SaaS production-grade avec backend custom, l’hybride Vercel + AWS est souvent la meilleure réponse.

Verdict en un coup d'œil

Choisissez Vercel si

Vous voulez zéro DevOps, déploiements en un push Git, prévisualisations par PR, edge runtime mondial natif, intégration ISR / RSC parfaite, support Next.js de l’éditeur du framework, et vous acceptez le pricing à l’usage. Idéal pour les sites marketing Next.js, les SaaS petits à moyens, les apps avec backend simple ou managé (Supabase, PlanetScale).

Choisissez AWS si

Vous avez besoin d’infrastructures non couvertes par Vercel (Kubernetes, RDS, Lambda avancées, queues SQS, Step Functions, etc.), vous voulez du contrôle régional fin (Paris, Frankfurt précis), vous visez des compliance lourdes (SOC2 enterprise, HIPAA), vos volumes sont élevés au point que Vercel devient cher, ou vous avez déjà une équipe DevOps qui maîtrise AWS.

Tableau de décision en 12 critères

Critère par critère

  • 01 · Time-to-deploy

    Vercel

    En 5 minutes après push Git

    AWS

    1 à 5 jours selon le setup

  • 02 · Coût pour un MVP / site Next.js

    Vercel

    Gratuit à 20 €/mois (Pro)

    AWS

    20 à 100 €/mois (EC2 t3.small + RDS + autres)

  • 03 · Coût à scale (10M+ vues / mois)

    Vercel

    500 à 5 000+ € / mois

    AWS

    300 à 3 000 € / mois optimisé

  • 04 · Support Next.js (ISR, RSC, edge)

    Vercel

    Natif, éditeur du framework

    AWS

    Via OpenNext ou self-hosted

  • 05 · Régions edge

    Vercel

    60+ POPs mondiaux, auto-routing

    AWS

    34 régions, à configurer

  • 06 · Prévisualisations par PR

    Vercel

    Natif, automatique

    AWS

    À builder (Amplify ou custom)

  • 07 · Bases de données managées

    Vercel

    Postgres et KV via partenaires

    AWS

    RDS, DynamoDB, Aurora, ElastiCache

  • 08 · Backend custom (NestJS, queues)

    Vercel

    Limité aux serverless functions

    AWS

    Illimité (ECS, EKS, Lambda, SQS)

  • 09 · Compliance enterprise (SOC2, HIPAA)

    Vercel

    SOC2 Type II via Vercel Enterprise

    AWS

    Toutes les certifications

  • 10 · Vendor lock-in

    Vercel

    Modéré, déployable ailleurs avec ajustements

    AWS

    Élevé, lock-in fort sur les services AWS spécifiques

  • 11 · Maîtrise DevOps requise

    Vercel

    Quasi-nulle

    AWS

    Forte (cloud architect ou DevOps senior)

  • 12 · Idéal pour

    Vercel

    Sites Next.js, SaaS petits-moyens, MVP

    AWS

    SaaS scale, plateformes complexes, enterprise

01

Vercel : la productivité Next.js sans DevOps

Vercel a été créé par les auteurs de Next.js. Le résultat : aucune plateforme ne fait mieux tourner Next.js, parce que les deux sont co-développés. ISR, RSC, edge runtime, image optimization, middleware : tout est natif et performant out-of-the-box.

Le workflow est imbattable : connecter le repo Git, chaque push sur main déploie en prod, chaque PR génère une preview URL. Pas de CI/CD à configurer, pas de Docker, pas de YAML. Pour une équipe non-DevOps qui veut se concentrer sur le produit, c’est un gain de temps massif.

Le pricing est simple : gratuit pour les projets persos, 20 €/mois en Pro pour les équipes, Enterprise négocié. Les fonctions serverless ont des limites de temps d’exécution (15 minutes en Pro), de payload (4,5 MB), de RAM (3 GB). Suffisant pour la grande majorité des cas.

02

Les limitations de Vercel à connaître

Pas de backend custom long-running : si vous avez un NestJS avec queues Redis et workers permanents, Vercel ne suffit pas. Il faut héberger le backend ailleurs (Railway, Fly.io, AWS ECS, ou serveur dédié).

Pas de bases de données natives : Vercel propose Postgres et KV via des partenaires (Neon, Upstash). Pour des bases plus avancées (search, time-series, multi-region), vous regardez ailleurs.

Bandwidth et fonction invocations coûtent à l’usage. Au-delà de 1 TB de bandwidth / mois, les factures montent rapidement. Pour un site à très fort trafic, le pricing peut devenir difficile à justifier.

Régions limitées au routing edge : vous ne choisissez pas précisément où s’exécute votre code. Vercel décide pour vous en fonction du visiteur. Pour 99% des cas c’est mieux, pour des cas de conformité régionale stricte c’est un problème.

03

AWS : la maîtrise totale mais le coût de complexité

AWS donne tout ce dont vous pouvez avoir besoin pour héberger un produit : EC2 pour les serveurs, ECS et EKS pour Docker/Kubernetes, Lambda pour serverless, RDS pour PostgreSQL/MySQL managé, DynamoDB pour NoSQL, SQS pour queues, S3 pour stockage, CloudFront pour CDN, IAM pour permissions, etc.

Le revers : la complexité opérationnelle est massive. Configurer un setup propre (VPC, security groups, IAM roles, alerting CloudWatch, backups RDS, certificats ACM) demande un cloud architect ou un DevOps sénior. Compter 5 à 15 k€ rien que pour la mise en place initiale d’un environnement production-grade.

Le pricing AWS est techniquement moins cher que Vercel à scale, mais demande de l’optimisation continue (reserved instances, savings plans, right-sizing). Sans optimisation, une facture AWS peut facilement dépasser celle de Vercel sur des charges modérées.

AWS gagne décisivement sur les compliance lourdes : SOC2, ISO 27001, HIPAA, FedRAMP. Si vos clients enterprise l’exigent, vous n’avez pas vraiment le choix.

04

L’hybride Vercel + AWS : le pattern qui marche pour les SaaS B2B

Beaucoup de SaaS sérieux combinent les deux : Vercel pour le frontend Next.js (ISR, edge, perfs et DX imbattables), AWS pour le backend NestJS et la base de données (contrôle, scale, compliance).

Architecture typique : Vercel héberge l’app Next.js avec les API routes simples (auth, requêtes lecture). AWS ECS ou EKS héberge le backend NestJS pour les API complexes (long-running, queues, ETL). RDS Postgres pour la base. Communication via API REST ou GraphQL entre les deux.

Coût hybride : 50 à 200 €/mois en MVP, 500 à 3 000 €/mois en scale modérée. La complexité opérationnelle est un cran au-dessus du tout-Vercel mais reste gérable avec une bonne agence ou un DevOps part-time.

Cas réel signé Nextilabs

Zando Marché Central

Zando est déployé en hybride : le backend NestJS et la base PostgreSQL tournent sur Kubernetes (manifests AWS-ready), Redis et Elasticsearch en managés, l’app mobile distribue via EAS Build et EAS Update. Cette architecture combine la maîtrise infrastructure de Kubernetes (auto-scaling, multi-region, compliance) avec la rapidité de déploiement EAS sur le client. Le frontend Next.js d’administration sera lui hébergé sur Vercel quand il sera lancé, pour bénéficier de l’edge et de la DX.

Questions fréquentes

Vercel vs AWS, les vraies questions

  • Tant que vous restez sous 1 TB de bandwidth et 1 M de fonctions serverless / mois, Vercel reste compétitif (20 à 100 €/mois). Au-delà, le pricing peut grimper rapidement. Pour un site à 10 M de vues / mois ou plus, comparez sérieusement avec une stack AWS optimisée.

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